Le 6 décembre, Charles M. Wilson présentera à l’hôtel son livre « M comme monstres ? »

couv-ok.gifÉcossais d’origine, Parisien d’adoption, l’écrivain énigmatique Charles Moore Wilson est un ami de longue date d’Elyane Prache. Des liens qui le conduisent le 6 décembre prochain à lancer son quatrième roman, « M comme monstres ? », à l’hôtel du Jeu de Paume. Ce drame psychologique est écrit en anglais et en français, les deux langues se faisant face, comme dans un parfait miroir. Plus rare encore, Charles M. Wilson est à l’origine des deux textes…

Pourquoi lancer votre dernier ouvrage à l’hôtel du Jeu de Paume ?
« Par amitié pour Elyane Prache tout simplement! Le Jeu de Paume est un bel endroit, qui plus est situé dans un quartier littéraire… Pour ce lancement, je voulais de l’espace, un lieu convivial où les gens puissent aisément discuter autour d’un verre. Si les librairies présentent l’avantage d’inciter au passage en caisse, elles ne sont pas suffisamment intimes et adaptées à ce genre de manifestation. Que des avantages, donc, et pas d’inconvénients même si c’est la première fois que j’inaugure un livre dans un hôtel! »

Parlez-nous de M comme monstres ?…
« C’est mon quatrième drame psychologique, une sorte de thriller intimiste. Comme tous mes livres, il s’inspire de ma vie : de faits, de rencontres, d’endroits. Je ne dis pas non plus que j’ai commis un meurtre comme c’est le cas dans « M comme monstres ? »! L’action se déroule à Paris et met en scène un groupe d’amis très proches, dont l’un aime la femme d’un autre… Tour à tour, il aborde le thème de l’adultère, de l’amour et de la jalousie. »

Écrire en français a t-il été difficile ?
« Si je parle bien le français, le français littéraire est une autre chose ! J’ai connu des moments pas évidents, car il est impossible de traduire mot à mot. La décision d’écrire dans les deux langues s’est imposée vers la moitié du roman. Une fois rédigé en anglais, je l’ai traduit. Mes amis français qui ne parlent pas l’anglais pourront enfin me lire ! »

L’écriture, une passion ?
« J’ai toujours voulu écrire. Jeune, j’écrivais déjà des articles pour les journaux de l’école. C’est un besoin, une envie que l’on porte au plus profond de soi. J’ai toujours été attiré par la littérature et l’aspect créatif de l’écriture. C’est très agréable de donner naissance à quelque chose. Il est intéressant de voir évoluer les personnages dans une direction que l’on n’imaginait pas au début ! J’aime ce qui est énigmatique, j’aime laisser planer le doute à la fin, sur les motivations des personnages par exemple. »

Des projets littéraires ?
« Oui, j’ai une idée, qui sera probablement calée sur ce principe de double langue… Mais pour l’instant, je me consacre pleinement à l’hôpital franco-britannique que je préside depuis dix-huit mois. C’est une activité passionnante mais aussi très prenante ! Une fois les difficultés de l’établissement résolues, je me lancerai dans ce projet, un roman qui devrait avoir pour cadre le milieu hospitalier, un univers que je maîtrise petit à petit. Et puis, la vie d’un hôpital est assez riche, il s’y passe beaucoup de choses… »

En savoir plus sur Charles Moore Wilson…

portrait-ok.gifSa ville natale
« Glasgow en Ecosse »
Sa ville d’adoption
« Paris ! C’est le meilleur endroit pour vivre ! »
Ses muses littéraires
« Graham Greene est celui qui m’a le plus inspiré, notamment La puissance et la gloire. Et les contemporains William Boyd, Julien Barnes, T. C. Boyle et Cormac Mac Carthy… Leurs oeuvres relèvent du magique !»
Son livre fétiche
« Un seul ? Ce serait un raccourci terrifiant ! »
Son trait de caractère
« Énigmatique »

Sa deuxième passion
« La race féline. Les chats ne m’ont pas quitté depuis l’âge de vingt ans ! »
Ses études
« Expertise comptable. C’est d’ailleurs en travaillant pour le cabinet Deloitte que j’ai découvert Paris… »

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