Nathalie Heckel : « l’hôtellerie, un microcosme du monde »

Avec son Bac+5, Nathalie Heckel se prédestinait à une carrière dans l’économie, sans en être plus ou moins convaincue. Fille d’hôtelière, elle a vu sa mère diriger d’une main de fer l’hôtel du Jeu de Paume dès l’âge de ses 24 ans. Ayant le contact facile, aimant parler avec les gens et possédant une vraie curiosité intellectuelle, sa mère lui met le pied à l’étrier en 1991. Nathalie va ainsi passer par tous les postes que peut compter un hôtel. Elle débute à la réception, bien loin du favoritisme que sa position de « fille de » pourrait laisser présager. Une ascension des échelons formatrice et libératrice : Nathalie trouve enfin sa voie, ce sera l’hôtellerie ou ça ne sera pas !

Avec comme leitmotiv que « tout le monde peut apprendre un métier », Nathalie s’épanouie réellement dans sa profession d’hôtelière. « Dans ce métier, nous ne sommes pas attelés à une seule tâche. Il n’y a pas un seul jour qui se ressemble, et c’est donc cela qui paradoxalement est génial ! ». En reprenant la direction de l’hôtel du Jeu de Paume il y a deux ans, après sa mère Elyane Prache, Nathalie a apporté une certaine continuité. Une pérennité ressentie jusqu’auprès du personnel dont certains membres de l’équipe travaillent à l’hôtel depuis plus de 15 ans : « Il y a très peu de turn-over ici, nous avons une équipe professionnelle tout en conservant un esprit familial très ancré dans notre mode de fonctionnement. », assure Nathalie Heckel.

Un sentiment d’être un peu « comme à la maison » à l’hôtel du Jeu de Paume rehaussé par la présence de Scoop, la mascotte depuis 10 ans de l’équipe, un beau golden retriever mâle, ludovichien d’adoption. Avant lui, d’autres ont marqué les lieux comme Lupin, un setter irlandais, puis Enzo, un bearded collie dont certains clients, fidèles, parlent encore avec des larmes d’émotion dans la voix. Depuis la rénovation du Jeu de Paume, entièrement réalisée par Guy Prache, les clients sont ravis de découvrir un style plus contemporain et arty dans un lieu pourtant historique. Nathalie Heckel en est la première ravie, nous confiant son coup de cœur pour la chambre N°5, où l’on peut admirer une reproduction du « Baiser » de Klimt. Dans des tons rouges et or, elle possède une atmosphère cosy et chaleureuse, sans doute parce qu’elle ouvre directement sur le patio-jardin, l’autre atout phare de l’hôtel.

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